Comment j’ai couru mon premier marathon


Articles / lundi, avril 23rd, 2018

Quel rapport avec les choux ?

Courir un marathon exige une préparation que d’aucun pourraient qualifier de « relativement exigeante », un engrenage fait de souffrances et de sacrifices multiples. La réalité des faits ? L’exact opposé.

Attention ! Je ne nie pas derrière la réelle implication du coureur, aussi bien mentale que physique. Avec son lot d’hésitations, de remises en questions et passages de crises existentielles. Cet exploit sportif, puisqu’il s’agit d’une certaine « prouesse » d’amener un corps non-entrainé à franchir le cap des 42.195 kilomètres, conduit néanmoins à de nombreux bénéfices :

– Un apprentissage régulier de la discipline
– Des progrès visibles et encourageants
– Un (re)gain de confiance en soi
–  Un défouloir physique et mental
– La rencontre de nombreux individus à la personnalité riche et inspirante
Le tremplin à la concrétisation de projets qui nous grandissent

Nous y reviendrons progressivement. L’objectif ici étant de démontrer de l’intérêt d’une pratique sportive, en dehors du simple aspect médical, et la mise en place de défis jalonnant toute votre vie.

«  L’homme est l’être le plus endurant. Avec l’entrainement, il n’existe plus de limite aux exploits que l’humain est susceptible d’accomplir ».

Anecdotes s’il en est :

– Dimanche 22 avril 2018, Samuel John Starbrook, doyen du marathon de Londres, franchit la ligne d’arrivée du haut de ses 87 ans. Les plus jeunes avaient seulement 18 ans.
– Dimanche 8 avril 2018, plus de 55 000 participants prirent le départ du 42ème marathon de Paris dont plus de 97 % franchirent la ligne d’arrivée.

Alors, pourquoi pas vous ?

La fièvre de la compétition

Après avoir passé toute ma scolarité à subir l’humiliation d’être sans cesse le dernier sélectionné au sein des équipes, l’idée ne serait-ce que d’envisager un marathon était pour moi inconcevable.

Sortant de classe préparatoire, j’avais décidé de prendre en main mon hygiène de vie. Je commençais à m’initier à la course à pied par des sessions chaque weekend. Les débuts furent peu probants. Le souffle était souvent trop court, les jambes lourdes, la course une souffrance permanente auquel je m’astreignais non sans mal. Mais peu à peu je réussi à courir sur des durées toujours accrues, passant d’une heure alors que je tenais jusqu’alors difficilement la moitié. Mon alimentation et l’ensemble de mon mode de vie changea.

Courant à mes débuts afin de me remettre en forme, l’exercice fut néanmoins vite lassant. Au fur et à mesure je tentais donc de repousser toujours plus loin les limites qui m’étaient jusqu’à présent imposées. Constater de semaines en semaines les progrès qu’accompagnaient mes efforts était, à mes yeux, la plus belle des récompenses. Le marathon demeurait cependant toujours impensable. C’est exactement à cet instant que je me liais d’amitié avec une personne plus expérimentée que je ne l’étais. A son actif déjà de beaux palmarès avec des courses de 10 km. L’univers de la compétition s’ouvrit à moi. Un an plus tard, nous courions notre premier semi-marathon sous les deux heures.

« Il eut donc fallut qu’une autre personne avant moi explore la voie avant que je la découvre et ose à m’y engager. »

L’importance des relations et de la saine compétition : l’exemple de Kate Strong

Kate Strong découvrit le triathlon sur les conseils d’une amie. Décidant de relever ce nouveau défi, elle s’y plongea corps et âme. L’objectif était de taille puisqu’il s’agissait de remporter un « Ironman », soit enchainer 3.8 kilomètres de nage puis 180,2 kilomètres de vélo pour enfin terminer sur un marathon de 42,195 kilomètres. Après 14 mois d’entrainement, elle remporta la médaille d’or en 2014.

Pour garder le moral elle mutualisait et suivait régulièrement les résultats d’amis qui s’entrainaient avec elle.

Direction marathon

Le semi-marathon me mit en confiance. Ce que je pensais être un défis insurmontable, s’est révélé ne pas être une épreuve aussi difficile qu’envisagée. Je n’avais plus aucune raison de redouter ce que le sérieux de l’entrainement m’avait permis de relever. Motivé par cette concrétisation, des connaissances achevèrent leur premier marathon. Franchissant les barrières que je plaçais inconsciemment devant moi, je décidais de relever ce nouveau challenge : pouvoir moi-aussi, concourir au titre de marathonien. Après tout, pourquoi pas moi ? Je me lançais donc dans une course à la surenchère.

Au cours de nombreux mois d’efforts où il fallut courir trois à quatre fois par semaine, en hiver, la nuit, par tous les temps qu’il bruine ou qu’il neige, le mental fut mis à rude épreuve. Me blessant à un mois du jour J, ce qui freina mes entrainements, je ne su, avant d’y être directement confronté comment se déroulerait la compétition. Portée par l’euphorie, je terminais en 4 heures 15 aux côtés d’un ami.

42eme marathon de Paris

Davantage qu’un simple souvenir en commun, cela m’ouvrit la porte à de nombreux autres défis.

Pour résumer

Vos relations et amis ont une influence considérable sur votre personne. En bien, ils sont susceptibles de vous apporter moult bénéfices en vous permettant de saisir des opportunités auxquelles vous n’auriez jamais pensé.

Lorsque vous vous consacrez avec rigueur à une activité donnée, vous engrangez par là-même des connaissances sur lesquelles il est possible de capitaliser. Les efforts ne sont jamais vains. De vos succès comme de vos échecs, vous retiendrez et tirerez toujours quelque chose de constructif et positif.

Ces connaissances ne concernent pas seulement la discipline dans laquelle vous vous engagez mais également l’ensemble des connaissances annexes gravitant autour d’elle. La nutrition, la santé, la psychologie sont autant de matières intéressante que vous interrogerez.

Loin de l’image individualiste de certains sports tels la course à pied ou le cyclisme, ces activités permettent d’élargir son cercle de connaissances. Vous progresserez ainsi beaucoup plus rapidement entourés de personnes plus expérimentées que vous ne l’êtes et tirerez vers le haut d’autres qui solliciteront vos connaissances. Un catalyseur en quelque sorte.

« M et Mme Tout le Monde savent beaucoup de choses qu’ils ne mettent jamais en œuvre. Les champions mettent en place ce qu’ils savent être bénéfique » – Kate Strong

De même, lorsque vous surmontez les défis que vous vous êtes fixés, vous serez enclin à repousser toujours plus loin la difficulté.

« La première fois que vous avez voyagé seul, peut-être avez-vous éprouvé une certaine crainte avant que cela ne devienne une habitude. Il suffit donc de se lancer une première fois, dépasser les frontières de sa réalité pour en découvrir de nouvelles. »

Ressources

Les merveilleuses chaines youtube :

Mis à jour le 18 août 2018

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