The Grand Budapest Hotel


Articles / samedi, juillet 21st, 2018

Avec cet article, j’avais envie de revenir sur un film que j’ai particulièrement apprécié : « The Grand Budapest Hotel » de Wes Anderson, sortie en 2014. L’idée n’est pas d’en donner une critique, certains comme « Le Fossoyeur de Films » le font beaucoup mieux que moi. Disons qu’il s’agit simplement d’une petite fiche permettant de figer mes impressions sur ce film. Si cela donne à certain d’entre vous l’envie de le découvrir, tant mieux (de toute façon on pioche plus ou moins ce qu’on trouve d’utile sur internet n’est-ce pas ?)

Le film retrace, à travers les écrits d’un écrivain, la vie du Gustave H. concierge à l’hôtel Grand Budapest et du lobby boy qu’il prend sous son aile, à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale. Alors que Gustave hérite du Garçon à la Pomme, un tableau inestimable offert par une cliente habituée de l’hôtel, la riche famille héritière est prête à tout pour récupérer le récupérer.

Citations de l’écrivain :

« C’est une erreur extrêmement répandue : les gens pensent que l’imagination d’un auteur est toujours en marche, qu’il est sans cesse en train de puiser dans une source intarissable d’anecdotes et de péripéties et qu’il imagine tout simplement ses histoires comme par magie. Mais en fait, c’est tout le contraire. Dès que le public sait que vous êtes écrivain, il vous apporte les personnages et les évènements. Et tant que vous maintenez votre capacité à regarder et à écouter attentivement, ces histoires continueront de vous hanter tout au long de votre vie. A celui qui a souvent raconté le récit des autres, bien des récits seront racontés. »

Tout d’abord j’ai été particulièrement marqué par la présence du monde littéraire. Éprouvant déjà de l’attraction pour ce monde-là, j’y ai tout de suite porté mon attention.

Et contrairement au film : « Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain », la pellicule ne nous offre pas la vision d’un auteur maudit n’arrivant pas à vendre ses écrits. Au contraire, le film est basé sur le témoignage de cet homme qui, de part ce qu’il a vu, apporte son témoignage sur un monde dont il est le seul à détenir les clefs.

Les scènes et les plans sont magnifiques. Le film apporte une réflexion sérieuse sur des thèmes comme l’immigration, la montée du nazisme, la servitude, entre-coupée, ou plutôt entre-mêlée par l’humour et des scènes qui tranchent parfois avec le sérieux. (La descente de ski, la manière dont les doigts sont coupés, la fuite de Gustave lors de l’arrestation à l’hôtel, le parfum, les répliques, la position du corps etc.)

Ce film est avant tout une plongée dans un monde désormais derrière nous. La fin d’une époque. Les mœurs ont changé et cet hôtel n’est plus adapté aux besoins de ses contemporains. Il est à l’image de ces stations balnéaires aujourd’hui décrépies. Seul le rattache à son époque, la grande verrière et les bains d’autrefois. Il n’a plus rien du faste d’autrefois, seuls les souvenirs des temps heureux lui font encore traverser les âges.

Ressources :

Mis à jour le 17 août 2018

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